Notre vocation
Une vie religieuse
Bénédictines…
Dans une vie religieuse selon la tradition bénédictine, nous sommes appelées à mener une vie de prière, de louange et d’intercession pour l’Eglise et pour le monde. La vie communautaire vécue jour après jour en vérité et dans la charité nous ouvre à ceux que nous accueillons.
Du Sacré Coeur de Montmartre…
À la fin du XIXème siècle, lors de la construction de la Basilique de Montmartre, Adèle Garnier reçoit de Dieu l’intuition de lier le culte du Sacré Coeur et l’Adoration eucharistique et de fonder une communauté religieuse.
Notre famille religieuse naît ainsi le 4 mars 1898
Au Prieuré Saint-Benoît
Proche de la Basilique, le prieuré est le 1er lieu où notre fondatrice commença sa vie religieuse dans le silence et la prière sous la protection de Saint Benoît. Une 1ère nuit d’Adoration eut lieu dans la chapelle le 6 juin 1898.
Une nuit d’Adoration le 1er vendredi du mois de Juin rappelle ce commencement.
Genèse de la Congrégation
Par cette vie que nous choisissons librement, nous voulons suivre le Christ sur la voie des conseils évangéliques et participer à l’acte d’immolation du Christ, principe du salut du monde. Nous rejoignons ainsi tous ceux qui par leur vie monastique ont mené le combat spirituel en témoignage aussi bien pour les chrétiens que pour les autres.
Notre Congrégation est appelée à vivre une vie monastique, définie comme une conversion incessante, dans la perspective de la glorification du Père par le Coeur du Christ dans l’Esprit Saint, par la participation à la substitution et par l’adoration eucharistique.
Nos Prieurés
Nos Prieurés traduisent le besoin de nos contemporains de se retrouver dans le silence, la prière, le ressourcement spirituel et la rencontre fraternelle. Portant souvent de lourds problèmes, ils espèrent réconfort et réponse à leur besoin d’absolu.
Ils peuvent, s’ils le veulent, trouver un accompagnement spirituel ; particulièrement les jeunes, qui souvent cherchent le sens de leur vie.
Vie de prière
Notre congrégation des Bénédictines du Sacré-Cœur de Montmartre a pour vocation la louange (en rendant gloire à Dieu par le Cœur du Christ), la prière d’intercession et l’adoration du Saint Sacrement. Vous pouvez participer, lors de votre venue, aux différents offices qui sont chantés en français dans la chapelle.
Une vie de prière illuminée par la douceur et la clarté mariale
« Pour aider à réaliser cette vie, Marie est pour nous le parfait modèle de l’accueil de la Parole de Dieu lui dévoilant le mystère du Serviteur souffrant et l’y faisant entrer progressivement jusqu’au sacrifice suprême de la Croix. Nous aimons contempler Marie, s’offrant avec son Fils, pour qu’elle nous entraîne à participer à ce mystère de substitution et d’adoration qui est celui du Christ. »
«Le Christ donne sa Mère Marie pour Mère à toute l’Eglise, à l’humanité entière. Aussi notre maternité spirituelle ne peut s’exercer en vérité qu’en passant par la Vierge Marie.
Jésus est le chemin, la voie pour aller au Père. Marie, toute empreinte du Saint-Esprit, nous enseigne à ne vivre que pour Lui, que par Lui, à demeurer en Lui pour manifester au monde le Mystère de Dieu. C’est dans ce sens que nous sommes invitées à la prière du chapelet. »
Constitutions n°116
Vie communautaire
La vie communautaire, que nous cherchons à vivre dans la charité fraternelle, est un signe de l’Amour de Dieu pour chaque personne en ce monde. Elle est un signe de la volonté de Dieu de rassembler chacun de ses enfants dans son amour. Elle veut être un signe de communion.
Chaque communauté est constituée de sœurs qui ne se sont pas choisies, mais qui apprennent à se connaitre et à aimer comme le Seigneur Jésus aime.
« Les moines s’honoreront mutuellement avec prévenance ; ils supporteront avec une très grande patience les infirmités d’autrui, tant physiques que morales ; ils s’obéiront à l’envi ; nul ne recherchera ce qu’il juge utile pour soi, mais bien plutôt ce qui l’est pour autrui ; ils s’accorderont une chaste charité fraternelle ; ils craindront Dieu avec amour ; ils aimeront leur abbé avec une charité sincère et humble ; ils ne préfèreront absolument rien au Christ ; qu’Il nous amène tous ensemble à la vie éternelle ! »
Extrait du chapitre 72 de la Règle de Saint Benoît
« Vivre le présent avec passion signifie devenir “experts de communion”, témoins et artisans de ce “projet de communion” qui se trouve au sommet de l’histoire de l’homme selon Dieu ». Dans une société de l’affrontement, de la cohabitation difficile entre des cultures différentes, du mépris des plus faibles, des inégalités, nous sommes appelés à offrir un modèle concret de communauté qui, à travers la reconnaissance de la dignité de chaque personne et du partage du don dont chacun est
porteur, permette de vivre des relations fraternelles.
Soyez donc des femmes et des hommes de communion, rendez-vous présents avec courage là où il y a des disparités et des tensions, et soyez signe crédible de la présence de l’Esprit qui infuse dans les cœurs la passion pour que tous soient un (cf. Jn 17, 21). Vivez la mystique de la rencontre : « la capacité d’entendre, d’être à l’écoute des autres. La capacité de chercher ensemble le chemin, la méthode », vous laissant éclairer par la relation d’amour qui passe entre les trois personnes divines (cf. 1 Jn 4, 8), ce modèle de toute relation interpersonnelle.
Lettre apostolique du Pape François à tous les consacrés, à l’occasion de l’année de la vie consacrée
21 novembre 2014
Missions
Une animation spirituelle
« Notre vie est de forme monastique, de là jaillit son projet apostolique : l’animation spirituelle et matérielle des lieux de prière »
Constitutions n°1
« Notre vie religieuse se réalise essentiellement dans des lieux de prière où tous ceux qui sont à la recherche de Dieu peuvent trouver réponse à leurs besoins spirituels les plus profonds, quelque fois les plus inconscients et qu’à leur tour, ils deviennent des foyers de lumière et de vérité pour le monde. »
« Ce que nous avons contemplé dans le secret le plus intime de notre cœur, nous voulons le communiquer aux autres pour qu’ils deviennent de parfaits adorateurs en esprit et en vérité.»
Constitutions n°9
« La première motivation pour évangéliser est l’amour de Jésus que nous avons reçu, l’expérience d’être sauvés par lui qui nous pousse à l’aimer toujours plus. Quel bien cela nous fait qu’il vienne toucher notre existence et nous pousse à communiquer sa vie nouvelle ! Par conséquent, ce qui arrive, en définitive, c’est que « ce que nous avons vu et entendu, nous l’annonçons » (1 Jn 1, 3). La meilleure motivation pour se décider à communiquer l’Évangile est de le contempler avec amour, de s’attarder en ses pages et de le lire avec le cœur. Si nous l’abordons de cette manière, sa beauté nous surprend, et nous séduit chaque fois. Donc, il est urgent de retrouver un esprit contemplatif, qui nous permette de redécouvrir chaque jour que nous sommes les dépositaires d’un bien qui humanise, qui aide à mener une vie nouvelle. Il n’y a rien de mieux à transmettre aux autres. »
La joie de l’Evangile pape François.n°264
« Les personnes consacrées sont appelées à montrer au monde cette beauté éternelle : « Le premier devoir de la vie consacrée est de rendre visibles les merveilles opérées par Dieu dans la fragile humanité des personnes qu’il appelle. Plus que par les paroles, ces dernières témoignent de ces merveilles par le langage éloquent d’une existence transfigurée, capable de surprendre le monde »; « la nouvelle évangélisation exige des personnes consacrées une pleine conscience du sens théologique des défis de notre temps ».
Vita Consecrata n°20 et 81
Une animation matérielle au service de l’animation spirituelle
En vue de faire participer les personnes à notre vie de prière, notre hôtellerie permet d’accueillir ceux qui le souhaitent (individuels, ou groupe) en journée ou pendant quelques jours selon les disponibilités. Outre l’animation spirituelle, notre travail consiste essentiellement au service de cet accueil. Il a une dimension visible et aussi plus cachée (cuisine, entretien de la maison, intendance…).
Il rejoint ainsi la condition de tout homme, qui doit travailler pour vivre.
« Une pauvreté du plus secret de notre cœur, suscitée par un élan dans la prière, des privations joyeuses, une authentique disponibilité, le sérieux d’une discipline de vie nous aidera à rejoindre la condition de tout homme dont la loi fondamentale est le travail, travail souvent pénible, dont le salaire permet de subvenir aux besoins de ceux dont il a la charge. »
Constitutions n°47
« Votre travail, en harmonie avec la prière, vous fait participer à l’œuvre créatrice de Dieu et vous rend solidaires des pauvres qui ne peuvent vivre sans travailler »
Discours du pape François aux participants au congrès des abbés bénédictins 8 septembre 2016
Ce travail est vécu comme une véritable mission de service et de prière :
« Dieu qui ne cesse de créer l’univers, tu as voulu associer l’homme à ton ouvrage ; regarde le travail que nous avons à faire : qu’il nous permette de gagner notre vie, qu’il soit utile à ceux dont nous avons la charge et serve à l’avènement de ton Royaume ».
Oraison de l’office des Laudes du mardi III du temps ordinaire.
L'office divin
« L’office divin tout entier louange à Dieu est vraiment la voix de l’Épouse qui s’adresse à son Époux. C’est la prière du Christ que celui-ci avec son Corps, ne cesse de présenter à son Père. »
Constitutions n°19
« Nous croyons que la divine présence est partout, et qu’en tout lieu les yeux du Seigneur considèrent les bons et les méchants. Soyons-en donc plus fermement persuadés lorsque nous assistons à l’office divin. Souvenons-nous sans cesse de ce que dit le Prophète : Servez le Seigneur dans la crainte. Et encore : Psalmodiez avec sagesse. Et : Je te chanterai en présence des Anges. Considérons donc comment nous devons nous tenir en présence de sa Divinité et de ses Anges, et livrons-nous à la psalmodie de telle manière que notre esprit soit d’accord avec notre voix ».
Règle de Saint Benoit, Chapitre 19
Célébration de l’Eucharistie
« La célébration de l’Eucharistie nous fait rejoindre ce don que le Christ a fait totalement de lui-même au Père pour le salut du monde et nous entraine dans ce même mouvement. L’Eucharistie est le chœur de notre vie : aussi, sauf empêchement légitime, nous participons quotidiennement au sacrifice eucharistique. »
Constitutions n°18
« Sacrement de l’amour, la sainte Eucharistie est le don que Jésus Christ fait de lui-même, nous révélant l’amour infini de Dieu pour tout homme. Dans cet admirable Sacrement se manifeste l’amour « le plus grand », celui qui pousse « à donner sa vie pour ses amis » (Jn 15, 13). En effet, Jésus « les aima jusqu’au bout » (Jn 13, 1). Par cette expression, l’Évangéliste introduit le geste d’humilité infinie accompli par Jésus: avant de mourir pour nous sur la croix, se nouant un linge à la ceinture, il lave les pieds de ses disciples. De la même manière, dans le Sacrement de l’Eucharistie, Jésus continue de nous aimer « jusqu’au bout », jusqu’au don de son corps et de son sang. Quel émerveillement dut saisir le cœur des disciples face aux gestes et aux paroles du Seigneur au cours de la Cène! Quelle merveille doit susciter aussi dans notre cœur le Mystère eucharistique ! »
Exhortation Apostolique Post-Synodale Sacramentum Caritatis du Pape Benoît XVI n°1
« En communiant au Corps et au Sang de Jésus Christ, nous sommes rendus participants de la vie divine de façon toujours plus adulte et plus consciente. Cela vaut aussi de ce que saint Augustin, dans ses Confessions , disait du logos éternel, nourriture de l’âme; mettant en relief le caractère paradoxal de cette nourriture, le saint Docteur imagine s’entendre dire: « Je suis la nourriture des grands. Grandis, et tu me mangeras, tu ne me transformeras pas en toi, telle la nourriture de ta chair; mais c’est en moi que tu te transformeras ». De fait, ce n’est pas l’aliment eucharistique qui se transforme en nous, mais c’est nous qui sommes mystérieusement changés par lui. Le Christ nous nourrit en nous unissant à lui; « il nous attire en lui.
La célébration eucharistique apparaît ici, dans toute sa force, en tant que source et sommet de l’existence chrétienne, étant en même temps le commencement et l’accomplissement du culte nouveau et définitif. »
Sacramentum Caritatis N°70
L'adoration eucharistique
« L’adoration est à la fois une préparation et une action de grâces au don eucharistique, un accueil et une acceptation de la vie que Jésus-Christ est venu insérer en nous et dans le monde. »
Constitutions n°22
« Seigneur Jésus, tu es là !
Et vous, mes frères, mes sœurs, mes amis,
Vous êtes là, avec moi, devant Lui !
Seigneur, voici deux mille ans, tu as accepté de monter sur une Croix d’infamie pour ensuite ressusciter et demeurer à jamais avec nous (…) tes frères, tes sœurs !
Et vous, mes frères, mes sœurs, mes amis,
Vous acceptez de vous laisser saisir par Lui.
Nous Le contemplons.
Nous L’adorons.
Nous L’aimons. Nous cherchons à L’aimer davantage.
Nous contemplons Celui qui, au cours de son repas pascal, a donné son Corps et son Sang à ses disciples, pour être avec eux « tous les jours, jusqu’à la fin du monde » (Mt 28, 20).
Nous adorons Celui qui est au principe et au terme de notre foi, Celui sans qui nous ne serions pas là ce soir, Celui sans qui nous ne serions pas du tout, Celui sans qui rien ne serait, rien, absolument rien ! Lui, par qui « tout a été fait » (Jn 1, 3), Lui en qui nous avons été créés, pour l’éternité, Lui qui nous a donné son propre Corps et son propre Sang, Il est là, ce soir, devant nous, offert à nos regards.
Nous aimons – et nous cherchons à aimer davantage – Celui qui est là, devant nous, offert à nos regards, à nos questions peut-être, à notre amour. »
Prière de Benoît XVI Lourdes Dimanche 14 septembre 2008
La lectio divina
« La prière incessante suppose que nous nous ouvrons à la Parole de Dieu dont la lecture est déjà commencement de la célébration liturgique, intériorisation en nous du Mystère. Il s’agit d’une lente méditation de l’Ecriture ou des écrits des Pères pour une entrée progressive dans le dessein caché en Dieu depuis les siècles. »
Constitutions n°27
« La Parole de Dieu est, à la base de toute spiritualité chrétienne authentique. C’est une Parole qui s’adresse à chacun personnellement, mais c’est aussi une Parole qui construit la communauté, qui construit l’Église. C’est pourquoi le texte sacré doit toujours être abordé dans la communion ecclésiale. En effet, « il est très important d’effectuer une lecture communautaire (…), car le sujet vivant de l’Écriture Sainte c’est le Peuple de Dieu, c’est l’Église. (…) L’Écriture n’appartient pas au passé, car son sujet, le Peuple de Dieu inspiré par Dieu lui-même, est toujours le même, et la Parole est donc toujours vivante dans le sujet vivant.
La lectio divina, « est capable d’ouvrir au fidèle le trésor de la Parole de Dieu, et de provoquer ainsi la rencontre avec le Christ, Parole divine vivante. »
Exhortation apostolique post-synodale de Benoît XVI « La parole du Seigneur » 2010




